samedi 26 septembre 2015

Cordillera Huayhuash : on y va, on n'y va pas .... bon aller on y va :-)

On n'a bien cru qu'on n'aller pas le faire ce "plus beau trek du monde". Entre aléas méteorlogiques et fatigue, on a repoussé...repoussé et finalement on s'est retrouvé là-bas, un peu sans crier gare. 
A peine 2 jours et une grosse cuite (au Pisco Sour = Pisco+Sirop de Canne+Citron vert+Glacon+1 blanc d'oeuf, le tout au blender = mélange détonnant!!!! Il fallait bien fêter l'anniversaire de notre copine Fanny !), apres notre redescente du Copa, on a refait les sacs pour rejoindre les chemins de la Cordillera Huayhuash. Cette petite chaine de montagnes enneigées est située au Sud-Est de la Cordillera Blanca (à 5 heures de route environ) et compte 5 sommets de plus de 6000m dont le Yerupaja (6635m) le 2ème sommet le plus haut du Pérou. D'ailleurs pour ceux qui ont lu "La mort suspendue", c'est là-bas que ça se passe, au Siula Grande plus exactement!


Nous nous sommes donc mis en tête d'en faire le tour en 7 jours, en poussant en taxi jusqu'au 1er campement (piste carrossable inintéressante) et en empruntant les chemins les plus proches des glaciers coupant parfois par des cols haut-perchés (Col du Trapecio et du San Antonio)
Ainsi, en restant un peu à l'ecart du sentier principal, nous n'avons vraiment pas croisé grand monde. Aucun Gringos jusqu'au 5ème jour de marche. En revanche, nous croisions des contrôleurs!! Effectivement, en Huayhuash, pas de Parc National mais seulement des communautés indigenes à qui nous devons payer un droit ... de passage on va dire! Il y a quelques années des trekkeurs ont éte assasinés pour leur argent et depuis nous devons payer pour notre sécurité. Mais cela manque de transparence (sommes a payer, lieu de contrôle et usage de l'argent) et gâche quelque peu la relation aux autochtones. A vrai dire on a plus envie de les éviter par peur qu'ils nous réclament encore de l'argent que d'échanger avec eux. Au final, nous nous sommes délester de 155 soles chacun, soit presque 3 fois plus que le ticket pour 21 jours dans le parc Husacaran (cordillera blanca). 

Mais bon, ça en valait la peine... Entre lacs turquoises, glaciers tourmentés et sommets effilés, les paysages sont vraiment de toute beauté... plus minéral à l'ouest qu'à l'est mais toujours très colorés. La météo a éte clémente : les nuages nous ont quand même laissés apercevoir les sommets. Nous avons croisés nos premiers condors tournoyant au-dessus des charognes et également aperçu quelques vigognes. Ce trek mérite bien son titre de plus beau trek du monde... en tout cas nous on l'a trouvé vraiment chouette!

Mais les jambes et le moral sont fatigués. Apres deux mois de trek, d'alpinisme et d'escalade, la motivation n'est plus la même. Nous nous sommes parfois arrêtés de marcher en début d'aprèm pour prendre le temps de nous reposer : comme quoi tout arrive! Maintenant, finis la montagne! On se met aux Musées et aux Eglises!!! Direction le sud... Arequipa pour nos derniers jours au Pérou. Enfin, on quitte Huaraz avec quand même un petit pincement au coeur parce qu'on s'y sentait un peu comme chez nous, snif!

1ers paysages colorés
Arrivée sur la laguna Mitucocha avec vue sur le Rondoy et le Jirishanca
"Choza" des communautés indigènes
Enchainement de 3 lacs au pied des grands sommets de la cordillera
Au col, vue sur le Yerupaja 
Vue de notre bivouac, sur le Carnicero
Formations herbeuses!
Magnifiques orgues basaltiques !
Laguna Jurau au pied du Sarapo et du Carnicero
Nuages lenticulaires sur les sommets!
Laguna Jurau
Le Condor
Une vigogne
Avant...
pendant...
...après le passage du condor!
Cactus en fleur
Petit couché de soleil au bivouac
Avec le bébé sur le dos!


Au dernier col Yaucha, la vue nous pousse a établir notre bivouac de manière anticipée

Vue sur le Yerupaja



Vue de notre fenêtre!

La der des ders : la laguna Jahuacocha
Dernier jour, fatigué!

Copa 6188m : nouvelle mission nuage !!

... Irch, les sacs sont maintenant sur le dos et c'est parti pour 1400m de dénivelé. Enfin ça c'est ce que l'on croyait, on gardera finalement 100-150m pour le lendemain.
Montée au camp de base 4700m, enfin on s'arretera vers 4500m :-/
On admire le coucher de soleil

Bon c'est bien beau de fêter son anniv' la veille d'un sommet mais on gardera l'alcool pour le retour et on se contentera d'un bon Snikers partagé en cinq ... Feliz compleanos Fanny.
C'est tous bien fatigué que nous irons nous coucher avant la deuxième étape, la montée au camp col à 5200m

Un snickers comme gateau d'anniv' ca marche aussi :)

Objectif en vue.


En route pour le camp haut.


E.T. n'a qu'à bien se tenir ....

Un petit tour vers la lagune Lejiacocha, une montée de couloir qui parpine et nous voilà sur le glacier. 
On forme les cordées du lendemain et nous voilà au camp haut, un camp 5 étoiles. En effet, ici il y a de l'eau, un terrain plat sur la neige, et du beau temps :) 

On devine notre camp contre le cailloux,
 et on imagine la route du lendemain.

Dernières lumières du soir.


Réveil réglé, au dodo.

3h du mat' c'est parti !

Après une courte nuit comme toujours en montagne, on reforme duo et trio de choc vers l'objectif Copa. Sans guide cette fois-ci nous unissons nos forces pour optimiser au mieux l'itinéraire. 
Bon on dit toujours que c'est en faisant des erreurs que l'on apprend ... On en fait une qui nous mène vers une impasse,  crevasses infranchissables, sérac, premier demi tour ! Le jour se lève tout doucement et cela facilite notre orientation :) enfin ceci c'est sans compter les crevasses montreuses, les ponts de neige que l'on franchit à quatre pattes, oui oui les cours de meca servent même en montagne (on augmente la surface comme on peut pour espérer rester en surface ...)

Sympa les séracs, surtout qu'on passera 3 fois dessous ... no comment !


On apercoit le Huscaran 

Des crevasses, toujours des crevasses...

Et voila que nos copains arrivent, jamais deux sans trois, et oui c'est les nuages qui nous accompagneront jusqu'au sommet. Dur pour le morale, mais c'est bien tous ensemble que nous atteindrons la corniche sommitale avec tout de même des sourires pour accompagner les 6188m d'altitude. 

sommet, enfin ce que l'on en voit ...
 (avec une dédicasse à mon papa qui tient tjs l'ascension la plus haute pour 1 mètre)

On est content quand même :) 

Aller on ne traine pas trop, on n'est pas en avance. 
La descente se fera sans trop de problème avec un petit rappel sur estaca (pieu a neige) que l'on laissera à dame nature. Nous revoilà au camp haut pour une deuxième nuit à 5200m. 

Mon alpiniste à moi 

Hey, on voit quelque chose.

Retour au camp haut 5200m (à droite de l'éperon noir)


Toujours content !!

Le lendemain, c'est le retour avec le ventre pas trop remplis que l'on avalera les 2000m de dénivelé jusqu'à Vicos. 

Retour au bercaille ...

 ... bien fatigué !!!!

Aller go pour Huaraz où l'hamburger nous attends :-p
Go j'ai dit Cacahouète ...